La Guyane est située au nord-est de l'Amérique du Sud, à environ 7000 km de la France..La Guyane est le plus grand département français,sa puperficie est de 91 000 km²
Au nord-ouest, le fleuve Maroni définit la frontière naturelle avec le Surinam, et au sud-est l'Oyapock celle avec le Brésil. Au sud, la limite est déterminée par les monts Tumuc-Humac.
Le climat est équatorial . La température diurne oscille entre 25° et 32°, la nuit elle peut descendre à 18°. Les saisons sont marquées par le niveau des précipitations :
- d'avril à mi-juillet : saison des pluies,
- de mi-juillet à mi-novembre : saison sèche,
de mi-novembre à février : saison des pluies,
- de février à Avril: saison sèche appelée 'petit été de mars'.
Il y a trois ensembles géographiques :
- les Terres Hautes : la forêt primaire équatoriale qui couvre 94% du territoire. Le sol est pauvre et peu propice à l'agriculture.
- les Terres Basses : la frange littorale, soit environ 6% du territoireavec des marécages, des savanes ou des massifs forestiers.
- La côte :
la Guyane subit les effets d'un puissant courant marin. Les fleuves déversent une grande quantité d'alluvions à leur embouchure. Ceci a pour effet de troubler les eaux de l'océan sur plusieurs kilomètres empêchant le développement d'une activité balnéaire. Lorsque l'envasement du littoral est plus important, les palétuviers se développent, donnant naissance à la mangrove.
Le réseau hydrographique :
Des dizaines de fleuves, rivières et criques sillonnent ce territoire amazonien.
Les principaux sont :
- le Maroni (520 km),
- la Mana (430 km ), l'Iracoubo,
- le Sinnamary (barrage hydroélectrique de 300 km² de Petit-Saut),
- le Kourou,
- la rivière de Cayenne (avec le port de pêche du Larivot),
- le Mahury (avec le port de commerce de Degrad des Cannes),
- l'Approuague (ayant subi la première ruée vers l'or du début du siècle),
- l'Oyapock
Cette région est parmi les plus riches du monde en matière de biodiversité tant animale que végétale. L'environnement de la frange littorale est celui qui, le long de la RN1, a connu le plus de modifications.
La forêt humide de Guyane s'est paradoxalement épanouie sur un des sols les plus pauvres du monde, en azote, en potassium, en phosphore et en matières organiques. Pour cette raison, et parce que cette zone a toujours conservé des refuges pour toutes ses espèces lors des périodes sèches ou de glaciation terrestre, cette forêt abrite des écosystèmes uniques qui sont parmi les plus riches et les plus fragiles du monde ; forêts tropicales primaires très anciennes, mangroves, savanes, inselbergs et nombreux types de zones humides.
L'acidité des sols est également à l'origine de cette médiocrité des sols guyanais. Elle contraint les agriculteurs à chauler les champs, et a conduit au mode traditionnel d'agriculture sur brûlis : les cendres participent à l'élévation du Potentiel hydrogène (pH) en plus de l'apport de sels minéraux.
Les sites de Terra preta (sols anthropogéniques) ont été découverts sur le territoire, notamment près de la frontière avec le Brésil. Des recherches sont activement menées par des acteurs de disciplines multiples pour déterminer le mode de création de ces sols les plus riches de la planète. L'hypothèse a été avancée que l'existence même de la forêt tropicale est due à ces interventions humaines intelligentes du passé (voir l'article Terra preta), où le brûlis (" slash-and-burn ") était remplacé par le charbonnage (" slash-and-char ").
5 500 espèces végétales ont été répertoriées, dont plus d'un millier d'arbres, 700 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, 430 espèces de poissons et 109 espèces d'amphibiens. Les micro-organismes seraient bien plus nombreux encore, notamment dans le nord qui rivalise avec l'Amazonie brésilienne, Bornéo et Sumatra. Ce seul département français abrite au moins 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires de la France.
Les menaces qui pèsent sur l'écosystème sont la fragmentation par les routes, qui reste très limitée comparativement aux autres forêts d'Amérique du Sud, les impacts immédiats et différés du Barrage de Petit-saut d'EDF, de l'orpaillage (Opération Anaconda en Guyane), d'une chasse chaotique et du braconnage facilités par la création de nombreuses pistes et l'apparition des quads. L'exploitation forestière reste modérée en raison du manque de route, de port et de la difficulté du climat et du relief. Une ordonnance du 28 juillet 2005 a étendu le code forestier français à la Guyane, mais avec des adaptations et dérogations importantes. Dans une approche qui se veut durable, des concessions ou des cessions gratuites peuvent être accordées par des collectivités territoriales ou d'autres personnes morales pour leur utilisation par des personnes tirant raditionnellement leur subsistance de la forêt, mais les moyens utilisés n'étant plus toujours les moyens traditionnels, et l'écosystème guyanais étant vulnérable, les impacts de l'exploitation ou de la chasse pourraient être importants.
La moitié de la biodiversité française est en Guyane : 29 % des plantes, 55 % des vertébrés supérieurs (mammifères, oiseaux, poissons...) et jusqu'à 92 % des insectes ! Un parc national et six réserves naturelles oeuvrent à la préservation de milieux et d'espèces aussi divers qu'uniques.
Les plages de la réserve naturelle de l'Amana constituent pour les tortues marines un site de ponte exceptionnel (l'un des plus important au niveau mondial).
Au 7 août 2006, selon Survival, « dans la partie amazonienne du département français de la Guyane vivent aujourd'hui quelque dix mille Amérindiens dont les droits à la propriété collective de leurs terres, sur lesquelles ils étaient autrefois souverains, ne sont toujours pas reconnus ».
La langue officielle de la Guyane est le français. Mais de nombreuses autres langues locales existent. Ainsi, les langues régionales officielles sont le créole guyanais, 6 langues amérindiennes (arawak, palikur, kali'na, wayana, wayampi, émerillon), 4 dialectes noirs marrons (saramaca, paramaca, boni, djuka), ainsi que le hmong. Enfin, les autres communautés formant une partie non négligeable de la population parlent quotidiennement portugais, chinois, créole haïtien,'espagnol, anglais, etc. Les dialectes noirs marrons, parlés par les Surinamais et les Busi-Nengue dans leur ensemble, sont regroupés sous le nom de « sranan tongo » (la langue du Suriname) ou de « taki taki » (de l'anglais « talk talk »), mais ce dernier terme peut avoir une connotation péjorative .
sources :Survival , wikiperedia , atlas etc...